13.03.2008
L'Agence Nationale Pour l'Emploi "et j'en passe et des meilleurs"

Voilà. Jeune diplômée d’un Master de droit spécialisé et en recherche d’emploi, je me dirige tout naturellement vers l’Agence Nationale Pour l’Emploi.
Pourquoi pas ? Après tout, le terme « Emploi » dans l’intitulé même me paraît être générique. Qui plus est, il existe même une agence spécialisée dans les emplois juridiques. Et puis, un peu d’aide étant toujours la bienvenue en cette période bien ingrate, je me décide à m’inscrire aux fins d’être dirigée par la suite vers un conseiller professionnel.
A noter, cette inscription est purement désintéressée –si je puis me permettre – puisque, n’ayant jamais travaillé (hormis les stages), je suis exemptée des aides Assedics (et c’est bien normal).
Jusque-là, tout va bien.
Ma convocation arrive prestement dans ma petite boîte aux lettres, m’enjoignant de me rendre tel jour, à telle heure au bureau 515 de l’Agence X sis dans le XVIIIième arrondissement.
Qu’à cela ne tienne, le jour J arrivant, je me rends donc à l’Agence N° 2RT5X, bureau 515, au 3ième entresol gauche au fond du placard du Bâtiment BG. Je suis reçue par le préposé ès recrutement « juristes ». Malgré l’air dépressif en phase terminale dudit conseiller professionnel, je m’oblige à rester le plus objectif possible – du moins le temps de l’entretien –
Wait and see.
Nous nous dirigeons donc au 3ème entresol gauche pour échoir dans un box gris au néon vacillant, qui se trouve être le bureau de Monsieur ANPE. Il me précise tout de même que les bureaux demeurent impersonnels (sans blague) à l’ANPE. Serait-ce pour égayer chacun des rendez-vous mensuels le fait de passer d’un box à un autre ? Pour éviter le surplace, faire montre de dynamisme ?
Bref, pour l’heure, je me trouve donc assise dans le box du côté droit de la porte de sortie (la prochaine fois, j’espère être du côté gauche).
Le « préposé insertion » se décide donc à activer mon profil sur la base de l’ANPE – l’attente est un peu longue – en raison du peu de dextérité de ce dernier. Cela étant, taper d’un doigt relèverait presque de la prouesse.
Pendant ce temps, je compte les moutons ou plutôt non, je commence à déchanter gentiment. Bref, je me ressaisis, et ça tombe bien car M. ANPE a fini de remplir son formulaire.
Débutent alors les hostilités, car M. ANPE décide d’ouvrir la bouche pour parler :
« Ma mission est de vous aider à trouver un emploi dans votre branche, nous allons ensemble rédiger vos lettres de motivation et discuter de votre curriculum vitae car la première étape du recrutement est le curriculum vitae et la lettre de motivation...Et j'en passe et des meilleurs. »
A cet instant précis, toute illusion disparaît (et puis ‘à des meilleurs’ de quoi d’abord ?)
Il continue donc son très long petit laïus pour finalement en conclure qu’il n’a rien à me proposer (à noter, il s’agit d’une agence spécialisée dans les offres d’emplois juridiques) ce qui donne :
« Non, il n’y a aucune offre correspondant à votre profil et entre nous, dommage que vous ne soyez pas plombier car les offres pullulent en ce domaine et puis, ça gagne ! (rires solitaires de M. ANPE). Bon, on se revoit dans un mois ? »
Soit. J’arrête là de peur d’en passer par…des meilleures.
Cosmocronos
« Toute ressemblance avec des personnages, faits réels, etc. est purement fortuite. »
14:02 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



Ecrire un commentaire