25.03.2008
Cockdépitée
Histoire de dresser le décor vite fait : j'ai eu récemment un coup de bigophone d'un type qui en voulait à mon CV que je lui aurais envoyé en octobre dernier pour être assistante de photographes.
Ah, comme quoi, il faudrait quand même que je sois vigilante quand je balance mon CV, comme lire les annonces par exemple. En bref, le type bosse pour une agence de photographes évènementiels. Vous savez, les boîtes qui font appel à des photographes professionnels pour immortaliser leur soirée évènement, voyez un peu le genre…ça fleure le blair à plein nez.
Evidemment, étant un peu curieuse, je me suis rendue jusqu'à Issy-Les-Moulineaux (faut vraiment aimer s'enquiquiner, je vous l'accorde) au moins pour voir sa bobine.
Je n’ai pas été déçue.
Alors, voilà :
Après m'être tapée une heure de trajet en RER, métro et tram, je me suis retrouvée aux Moulineaux (ouais, Issy s'est barré en route, j'eusse du faire pareil). J'ai donc été reçu par le seul et unique responsable de ladite agence, je vous passe le physique du commercial de base, couperosé et du genre à s'appeler Jean-Pierre. Il m’a alors expliqué le "concept original" de sa société, tout en me faisant découvrir ses "oeuvres" bien qu'il ne se considère pas du tout comme un créateur mais comme un commercial pragmatique (sic). Sans blague ?
En bref, il est contacté par certains comités d'entreprises (dont celui d’une banque d’une région où la quenelle est reine, ça ne badine pas) qui veulent des souvenirs (photo) de leur soirée évènement. Autrement dit : départ en retraite de Mimile, fêter les 20 ans de la boîte ou encore la promotion d'un produit merdique.
Et là, il m’a montré fièrement les objets du délit c’est-à-dire des photos improbables qu'il a arrangé lui-même sur Photoshop (ouaip, il ne connaît que les outils "gomme" et "crayon").
Mais des photos arrangées siouplaît : c’est ainsi que Josiane, Linette et Roberte se retrouvent tout sourire et endimanchées en Jacqueline Riu dans un décor médiéval de studio. Bah ouais, en référence à l'entreprise, il faut toujours référencer la photo, en un clin d'oeil (sic). Bon, même si ici, "l'idée-concept à JP" foire car pourriez-vous me dire l'analogie entre un décor médiéval et une compagnie aérienne?
Bon, bon, ça va, JP il y peut rien d'abord, c'était une idée du boss de ladite entreprise, alors là y faut savoir se plier, hein! (re-clin d'oeil).
Et ça pour ça JP, on lui fait confiance.
Il n’arrêtait pas de dégoiser, JP…et c’était sans compter sur sa photo fétiche.
Alors voilà, un jour JP a eu un problème existentiel avec une entreprise lambda qui voulait vraiment quelque chose de spécial, voyez-vous, une photo vraiment mémorable pour immortaliser la soirée évènement de la boîte (fêter Noël), un truc qui reste quoi. Euuuuh.
Et bien en ni une ni deux, Speedy JP a eu l'idée du siècle. Il a en effet, au détour de la conversation avec ledit client, capté que la devise de la boîte était : Cockpit.
.....Quid?
Mais si voyons, c'est pour montrer là tout le stress que tu dois gérer en étant salarié dans cette entreprise, à l'instar d'un pilote d'avion.
No problemo. JP a donc reconstitué l'intérieur d'un cockpit d'un avion, avec les boîtes de commande et tout et tout et puis bah, il a inscrit en haut de la photo en police 20 " COCKPIT". Et puis, bah, après, on portraiture Josiane, Renée, Jacotte, une coupe de champ' à la main.
Dépaysant donc pour ces créatures qui, petites salariées, se retrouvent pilotes de ligne dans un décor cockpité alors pourtant qu'elles font la fête (dignement s'entend) dans la salle des fêtes de St Rémy-Les-Chevreuses.
En somme, il vend du rêve JP.
Merci bien, je crois que je vais y aller.
Autant vous dire que je ne suis pas du tout tentée car c'est évidemment presque pas payé et en plus, il voulait que j'adopte la statut Free Lance. Mais c'est bien sur JP, il me prend pour un bleu ?
Et puis, j’dis ça j’dis rien mais c’est vraiment un coup à se retrouver dans un décor reconstitué à échelle humaine de la boîte de fromage « le bleu d’Auvergne ».
Cosmocronos
13:39 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.03.2008
Souriez, vous êtes fichés
Il serait peut-être temps de vous mettre à la page, jeune chômeur. Exit le bon vieux temps du papier vergé et du stylo-plume de première communiante pour écrire sa lettre de motivation. Il faut passer à la vitesse supérieure là! Il faut mettre les bouchées doubles pour se faire remarquer des recruteurs.
- Bah, oui, moi je veux bien tout Monsieur, mais comment qu'on fait?
- Que diantre, il faut tout leur expliquer à ces jeunes. Et si je te dis comme ça, à brûle-pourpoint : "CVLive", "Easy-CV", "Jobinlive.fr", "Cvoos.com", t'es bluffé là, hein?
- ... Euh, moyen.
- Et désabusé avec ça! Tant pis, je t'explique quand même le "process". Et bien, grâce à ces merveilleux nouveaux sites, tu es enfin épaulé par des professionnels s'entend, des "vrais de real", pour enregistrer ta candidature en vidéo et ce, asap. Tu vois, ça s'apparenterait à du coaching. Après le coach pour t'apprendre à parler, lire, baver, penser, dormir, se déshabiller, consommer, Jane Fonda et son aérobic, Nadine de Rothschild et ses mauvaises manières, etc. Voici Huggy-Les-Bons-Tuyaux ès spécialiste en recrutement qui, caméra au poing, va filmer un candidat lambda façon entretien d'embauche. En bref, plus besoin de te rendre à un entretien pro'. Il suffit de te munir d'une webcam, d'adopter un dress code des plus percutants et d'avoir une attitude des plus simiesques et des plus motivées et ce, sans avoir à subir le stress d'un entretien vivant. Qui dit mieux?
En plus, c'est d'une simplicité en-fan-tiiiiiine! Tu t'inscris sur un des quatre sites dont je viens de te parler, tu débourses une somme fort modique (fourchette comprise entre 29.90 et 185 euros), tu te filmes tout seul comme un grand, la bobine collée à l'écran 12 pouces de ton ordinateur et pour la suite, Huggy s'occupe de tout : compression, encodage, désamiantage, désherbage et séquençage. Bon, la durée de vie est limitée quand même, ya une date de péremption si j'ose dire, ton profil n'est visible que pendant trois mois au terme duquel tu dois de nouveau débourser la modeste somme de 29.90 voire de 185 euros (selon la formule choisie, avec option dératisation ou non) et ainsi de suite.
Ah, aussi, j'oubliais une petite subtilité, s'agissant du site "Jobinlive.fr", le plus sophistiqué j'ai envie de dire. Avec ce site, l'enregistrement du CV vidéo ne se fait pas à l'aide d'une webcam mais dans un studio d'enregistrement avec un professionnel. C'est super, car tu peux véritablement confectionner un décor raccord avec ta future profession et ce, même accompagné de musique! C'est comme ça, par exemple, que j'ai reconstitué le décor d'une boulangerie pour la candidature de mon chômeur de filleul alors apprenti boulanger. J'avais même choisi en guise de fond sonore l'air d'accordéon "Ah! Le petit vin blanc". Bien beau souvenir.
C'est vraiment l'outil phare de demain. Via un procédé original, efficace et économique, plus besoin de se fatiguer à parcourir des kilomètres superflues pour un entretien aléatoire. Là, en un clic, tu te dévoiles au mieux de ta forme. Et bam ou patatras.
Et pour finir, parlons peu mais parlons bien, en laissant s'exprimer pleine piste le fondateur du site CVLive.fr, Gilles Dagorn : "Lorsqu'un candidat sait bien expliquer son parcours professionnel, mettre en valeur ses points forts et sa réussite, on en oublie la couleur de sa peau ou son âge." SIC et ReSIC.
Et toi, Gilles, on ne risque pas d'oublier ta bêtise, même non filmée. Say "Cheese"!
Cosmocronos
17:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.03.2008
Mésententretiens ou Complainte de l'entretien
Comment ça vous tenir au courant de l'issue d'un entretien professionnel?
Comment ça vous avertir par téléphone, par mail, par courrier, par pigeon voyageur ou que sais-je encore?
Comment ça répondre au téléphone quand le gentil blaireau de candidat y voudrait savoir ce qu'il en est? Pris, pas pris? Tel est pris qui croyait pendre?
Ouiiiiiii. Bon. Certes. Ces entretiens ont duré respectivement deux heures chacun, l'un avec la DRHâche, un autre avec la DRHâche, et puis encore un autre avec la DRHâche (c'est toujours la même, ça légitime son poste). Vous avez par la suite renvoyé un dossier de 150 pages, photos à l'appui, reprenant mot pour mot les dits entretiens. Vous avez ensuite appelé après un délai d'attente décent (deux semaines) pour savoir à quelle sauce vous aviez été mangé. Vous rappelez encore et encore pour finalement être redirigé sur une messagerie vocale factice. Et vous vous plaignez? Et vous avez l'impression d'avoir été le dindon de la farce là, hein? D'avoir été berné? D'avoir été roulé dans la farine?
Oh, ça va, ça va, marre de ces plaintifs là! Genre la DRHâche, elle n'a que ça à faire, genre elle a le temps de décrocher son bigophone pour te jeter ou a contrario pour t'accueillir bras ballants dans la somptueuse holding-bicoque qu'elle représente, genre elle se rappelle de toi. Et toi pourtant tu t'en rappelles très bien de sa bobine de grenouille de bénitier mais normal, le chômeur y voit tellement peu de monde qu'il peut bien s'en souvenir et puis tiens, si t'es si physionomiste que ça, t'as qu'à postuler pour être videur dans une boîte de nuit à Louplande, non mais! Et puis, faudrait pas vouloir le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière...Quoique, attendez voir...même pas vrai. Parce que ya plus de crémières, elles sont toutes devenues DRHâches.
Cosmocronos
16:17 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Mon bébé, ma vie, mon oeuvre
Quoi de plus légitime que de porter son bébé? Quoi de plus naturel? Et bien, tout dépend de l'acception du mot "bébé". S'il est évident qu'une femme enceinte est contrainte et forcée de porter le bébé, qu'en est-il du salarié, du free-lance qui se targue de porter "son bébé" (comprenez son projet) jusqu'au bout, et ce à la force de son poignet faiblard?
Car oui, le nouveau vocable hype du moment veut que l'on s'approprie un travail voire un projet jusque dans ses flancs, ça fleure bon 30 Millions d'Amis tout ça, Brigitte Bardot, la défense des poneys galeux et tout et tout. Et pourtant c'est un fait. Proclamer haut et fort être le porteur d'un projet, "la chair de ma couenne" est une valeur ajoutée à votre capital travail. Et oui (sic) : "Moi je ne me contente pas d'être un gratte-papier passif, je m'investis à fond les manettes, je donne tout, j'ai la gagne parce que j'entreprends" en étant porteur d'un projet (euh, pardon de "son bébé").
Ah! Nous y voilà, le joyeux refrain de la liberté d'entreprendre (comment ça contraignant? Pas du tout, suffit de le vouloir, c'est bien connu). Et puis d'ailleurs entreprendre quoi d'abord? Puisqu'il s'agit seulement d'obéïr encore plus benoîtement à son employeur ou à son client. Car, ne nous y trompons pas, il ne s'agit pas ici de porter un projet personnel longuement mûri mais de s'approprier le projet d'autrui en faisant montre d'un surinvestissement personnel à la limite de la décence. Qui se résume en ces termes : "Tu vois ce truc, enfin j'veux dire ce projet, j'y tiens à coeur, j'y crois parce que c'est mon bébé, j'irais jusqu'au bout".
Espérons pour lui qu'il ne lui faudra pas plus de neuf mois de gestation pour le pondre ce projet au risque de devoir faire appel à une mère porteuse. Mais là, il faudra délocaliser la boîte ou se délocaliser tout seul car la maman porteuse, elle est pas trop admise en France. Mais, ça, c'est un autre problème.
Cosmocronos
13:31 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.03.2008
L'Agence Nationale Pour l'Emploi "et j'en passe et des meilleurs"

Voilà. Jeune diplômée d’un Master de droit spécialisé et en recherche d’emploi, je me dirige tout naturellement vers l’Agence Nationale Pour l’Emploi.
Pourquoi pas ? Après tout, le terme « Emploi » dans l’intitulé même me paraît être générique. Qui plus est, il existe même une agence spécialisée dans les emplois juridiques. Et puis, un peu d’aide étant toujours la bienvenue en cette période bien ingrate, je me décide à m’inscrire aux fins d’être dirigée par la suite vers un conseiller professionnel.
A noter, cette inscription est purement désintéressée –si je puis me permettre – puisque, n’ayant jamais travaillé (hormis les stages), je suis exemptée des aides Assedics (et c’est bien normal).
Jusque-là, tout va bien.
Ma convocation arrive prestement dans ma petite boîte aux lettres, m’enjoignant de me rendre tel jour, à telle heure au bureau 515 de l’Agence X sis dans le XVIIIième arrondissement.
Qu’à cela ne tienne, le jour J arrivant, je me rends donc à l’Agence N° 2RT5X, bureau 515, au 3ième entresol gauche au fond du placard du Bâtiment BG. Je suis reçue par le préposé ès recrutement « juristes ». Malgré l’air dépressif en phase terminale dudit conseiller professionnel, je m’oblige à rester le plus objectif possible – du moins le temps de l’entretien –
Wait and see.
Nous nous dirigeons donc au 3ème entresol gauche pour échoir dans un box gris au néon vacillant, qui se trouve être le bureau de Monsieur ANPE. Il me précise tout de même que les bureaux demeurent impersonnels (sans blague) à l’ANPE. Serait-ce pour égayer chacun des rendez-vous mensuels le fait de passer d’un box à un autre ? Pour éviter le surplace, faire montre de dynamisme ?
Bref, pour l’heure, je me trouve donc assise dans le box du côté droit de la porte de sortie (la prochaine fois, j’espère être du côté gauche).
Le « préposé insertion » se décide donc à activer mon profil sur la base de l’ANPE – l’attente est un peu longue – en raison du peu de dextérité de ce dernier. Cela étant, taper d’un doigt relèverait presque de la prouesse.
Pendant ce temps, je compte les moutons ou plutôt non, je commence à déchanter gentiment. Bref, je me ressaisis, et ça tombe bien car M. ANPE a fini de remplir son formulaire.
Débutent alors les hostilités, car M. ANPE décide d’ouvrir la bouche pour parler :
« Ma mission est de vous aider à trouver un emploi dans votre branche, nous allons ensemble rédiger vos lettres de motivation et discuter de votre curriculum vitae car la première étape du recrutement est le curriculum vitae et la lettre de motivation...Et j'en passe et des meilleurs. »
A cet instant précis, toute illusion disparaît (et puis ‘à des meilleurs’ de quoi d’abord ?)
Il continue donc son très long petit laïus pour finalement en conclure qu’il n’a rien à me proposer (à noter, il s’agit d’une agence spécialisée dans les offres d’emplois juridiques) ce qui donne :
« Non, il n’y a aucune offre correspondant à votre profil et entre nous, dommage que vous ne soyez pas plombier car les offres pullulent en ce domaine et puis, ça gagne ! (rires solitaires de M. ANPE). Bon, on se revoit dans un mois ? »
Soit. J’arrête là de peur d’en passer par…des meilleures.
Cosmocronos
« Toute ressemblance avec des personnages, faits réels, etc. est purement fortuite. »
14:02 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le "mais" significatif
J'ai été dernièrement victime d'un « mais » d'un nouveau genre. Un « mais » que je n'ai pas vu venir. Paf. Car d'habitude le « mais », on le pressent, si on a un tant soit peu d'ouïe et une dose de bon sens. MAIS là, rien. Pas vu arriver.
A la suite d' un entretien, une jeune femme me recontacte par téléphone et me dresse un portrait somme toute très sympathique de ma petite personne. Le coup classique, me direz-vous. En effet jusque là rien d'extraordinaire, j'ai déjà eu affaire à ce genre de topo qui annonce un jetage en règle. MAIS non. Elle en rajoute. Elle hésitait entre moi et une autre, et elle me préfère moi: Oui, elle m'aime mieux moi! Dingue! MAIS ils ont choisi l'autre. Ah... Perké? Parce qu'elle a dejà une expérience significative dans le domaine.
Classique, encore une fois. C'est vrai, moi je n'ai fait que cueillir des paquerettes en chantant titou le lapinou pendant 6 ans. Z m'étais trompée de porte!
Conclusion (mis à part l'absurdité d'un tel coup de fil): l'expérience, c'est du significatif, c'est du lourd! On le savait déjà...mais encore faut-il que cette expérience soit significative...(Inutile de le préciser, les stages sont en général relégués au rang d'insignifiance notoire).
Reprenons donc: comment décide-t-on du degré de « signifiance » de son expérience? La durée. Le poste occupé. Les tâches effectuées. DPT. Ou DPOTE. Bam. (si stratégie ou management me pique le concept, je fais un malheur). La motivation a quant à elle du mal à rattraper cette signifiante expérience. Alors? Comment rendre sa motivation significative lors d'un entretien , si son expérience ne l'est pas assez? Telle est la question.
En guise de réponse je suggère:
-
de baver en parlant du poste que vos interlocuteurs cherchent à pourvoir, tout en ayant les yeux vifs, trop vifs...
-
de faire comprendre que vous êtes prêts à tuer vos concurrents. Le couperet, ça vous excite!
-
de dévoiler une liste des sacrifices que vous êtes prêt à faire (quitter votre conjoint, travailler 18h par jour, ne pas être payé pendant 3 mois, les exemples ne manquent pas, vous en trouverez!)
-
d'indiquer subtilement que vous prendrez rapidement le poste des recruteurs qui vous écoutent
-
de camper devant le lieu de RV
- d 'expliquer, toujours de manière subtile, mais sans équivoque, que si vous n'avez pas le poste, vous vous tuerez. Ou vous les tuerez tous.Auchoix.
Si avec ça vous ne dégagez pas l'ombre de la pouffe à l'expérience significative, c'est vraiment que vous êtes insignifiants!
Leobinn
13:35 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
11.03.2008
Sous l'eau...

En ces temps de dur labeur, il est de bon ton d’adjoindre à la fin de chacune de ses phrases, le qualificatif « sous l’eau ».
Qu’est ce à dire ?
Et ben voyons, il s’agit ici de prouver par la preuve la plus indubitable que vous êtes sous l’eau, c’est-à-dire suffisamment submergé par une kilotonne de travail pour ne pas :
- Penser.
- Faire preuve d’un tant soit peu d’esprit critique sur le ridicule de votre attitude « sousleaulesque ».
- Voir vos amis qui, pour certains, sont franchement « sous l’eau » mais qui ont la décence de ne pas le mentionner et qui restent malgré tout disponibles.
- Eviter de raconter à tout votre entourage vos histoires de bureau totalement dépourvues d’intérêt. Merci bien, au cas où, j’ai toujours la possibilité de regarder « Caméra Café » sur M6. Médiocre.
- Fanfaronner, affublé de tout un matériel High Tech ridicule (palm, i-phone, bluetooth, etc.).
- Etre tout simplement imbitable.
- Brasser de l’air.
- Respirer. Et Dieu sait à quel point ce peut être fâcheux l’apnée quand on manque d’endurance. (cqfd).
Cosmocronos
18:01 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


